Frexit : reportage sur un militant en campagne ( d'affichage ) .



UPR, campagne, villes , ruralite
Quingey - Mai 2019



Dimanche 26 mai 2019, les Français ont eu à choisir les députés qui les représenteront au Parlement européen. La liste « ENSEMBLE POUR LE FREXIT » conduite par François Asselineau au nom de l’UPR, a recueilli 1,2 % des voix.
Rencontre avec Didier Marandin,  fervent militant , alors en pleine campagne de collage d’affiches dans le secteur de  Quingey dans le Doubs.




















  

Sa journée de travail terminée , Didier Marandin ne rentre pas chez lui rejoindre sa femme et ses 3 enfants. Aide-fromager dans une importante fruitière de la région, il fait son tour de collages d’affiches pour son parti , l’U.P.R., à raison de 2 à trois fois par semaines depuis deux mois .  « Depuis les Présidentielles et les Législatives de 2016, on ne relâche pas nos efforts pour faire connaitre l’U.P.R. au plus grand nombre, et convaincre les gens de sortir de cette Europe dirigée par Bruxelles , dit-il avec conviction . Et ça fonctionne  .En 2016, il y avait 13 000 adhérents , aujourd’hui plus de 37 000. Pendant les Présidentielles c’était dingue, on comptait jusqu’à 300 adhésions par jour. Et pas des adhésions gratuites comme pour Macron, non des adhésions payantes. Ca montre le vrai soutien des gens . »  Sa rencontre avec les idées d’Asselineau date de 2016 . Victime d’un infarctus, il utilise sa convalescence pour se cultiver, approfondir ses connaissances en Histoire , regarde des vidéos sur internet . Il tombe par hasard sur celles d’Asselineau et il est immédiatement séduit par le discours de l’ancien inspecteur des Finances. « Asselineau m’a tout appris en politique. Il m’a ouvert les yeux .  Il explique les choses clairement , comme un professeur. Il démonte les rouages du système et posent les bonnes questions. D’ailleurs ce sont des interrogations que l’on retrouve chez les Gilets Jaunes  maintenant. »
En 2017 , il rencontre François Asselineau lors d’un meeting à Dijon . « Le Grand Chef » vient lui serrer la main . «  Il a fait de hautes études et reste quelqu’un de simple, lui qui pourrait être Président. Il a même mangé des crêpes avec nous . » se souvient-il , un sourire aux lèvres .  Désirant faire quelque chose  pour la cause , il s’implique lors des campagnes présidentielles et législatives et collent les affiches dans les villages de son secteur  . « Les gens d’ici sont peu intéressés par la politique et ne regardent pas beaucoup internet. Alors les affiches c’est important . Je colle plutôt en fin de journée , pour être tranquille,  éviter les voitures qui me klaxonnent , et ne pas être reconnu car les

gens n’aiment pas trop ceux qui collent des affiches politiques. »on militantisme lui  prend du temps, et de l’argent. Depuis 2017 , il a fait des centaines de kilomètres à travers la campagne franc-comtoise sous le soleil et la pluie pour coller, repérer les nouveaux endroits pour poser des affiches , veiller à ce qu’elles ne soient pas recouvertes par celles des autres partis . Mais malgré le faible résultat de son mentor , sa ferveur ne faiblit pas .  

Avec son utilitaire jaune ,on le prend parfois pour le facteur . «  Régulièrement , des gens viennent vers moi avec leur courrier à envoyer .  C’est toujours plus drôle qu’avec  ceux qui  passent  en vous dévisageant . »

Didier est très organisé. Il a des affiches de différentes tailles qu’il choisies suivant les panneaux ,qu’il a soigneusement répertorié sur une carte de la région. « Pour les stations-services , les transformateurs électriques  je pose des  autocollants , et pour les abribus j’utilise du scotch. J’ai aussi des punaises et une agrafeuse . » me précise-t-il  . Le collage d’affiches  , ça ne s’improvise pas .

La discussion se poursuit autour des idées de l’U.P.R. , Didier se révèle très prolixe sur le sujet ,même si il avoue être discret sur son adhésion au parti .  «  Je ne veux pas que mes collègues ou que les gens du village soient au courant. Ils ne comprendraient pas. L’U.P.R. est tellement déconsidéré dans les médias  .Les gens pensent tout de suite que vous êtes contre les autres pays , alors que ce n’est pas du tout ça  .  Nous n’avons pas la même culture, nous n’avons pas la même Histoire, pas la même langue . Les autres nations ne sont pas nos ennemis pour autant .Mais l’Europe, ça ne peut pas marcher . Et nous sommes de plus en plus nombreux à le penser, des gens qui viennent de tous les bords, du Front de Gauche au Rassemblement National. »
Encore un peu de colle sur les doigts , il poursuit : « Ils veulent qu’on soit uniquement  des consommateurs . On n’a plus le droit à la parole. L’élection est juste là pour qu’on ait encore l’impression d’être en démocratie. Il faut que les choses changent , et rien ne changera tant qu’on restera dans les traités européens.  C’est  ‘’ La République En Marche ‘’  , l’extrême –droite. Nous nous voulons que les gens puissent décider par eux-mêmes . L’Europe , c’est l’U.R.S.S . avant la chute du Mur. 










Vincent Gros - Photographe de campagne !
Images de Haute Saone, Doubs, Jura , Franche-Comté. Photographe du monde rural, des champs, campagne, ruralité, monde agricole, agriculture, agriculteurs, elevage, vaches, chevaux , photographe sensibilisé à la bio . Photographe des villages et des petites villes.